A l'occasion de la 5e Journée nationale de la qualité de l'air, Airparif a annoncé le lancement de la surveillance (mesure) en continue des particules ultrafines (PUF) en Île-de-France.

Les PUF sont les plus petites PM mesurées, les PM0,1 (particules dont le diamètre est inférieur à 0,1 µm, c'est-à-dire que leur taille se situe entre celle d'un virus et celle d'une cellule). Ainsi, avec le concours financier du Conseil régional, Airparif a mis en place une station de référence dans l'agglomération parisienne pour mesurer les concentrations de PM0,1 dans l'air ambiant. La connaissance des concentrations en PM0,1 devrait permettre d'anticiper les enjeux sanitaires liés à ce polluant émergent afin d'améliorer la qualité de l'air de la région et ainsi de mieux protéger la santé des Franciliens.
Le 28 juin 2018, l'Anses (Agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation, de l'environnement et du travail) a publié un avis et un rapport sur les polluants non réglementés dans l'air ambiant, dont les PM0,1. L'Anses a souligné que pour les PM0,1, aucune valeur toxicologique de référence (VTR) ou classification de danger n’est disponible et ce, bien que des études épidémiologiques montrent l’existence de leurs effets sanitaires. Dans ses conclusions, l'Anses a recommandé entre autres de compléter et de pérenniser l’acquisition de données de concentrations dans l'air ambiant des PM0,1, compte tenu de leurs enjeux potentiels en termes d’impact sanitaire. Par ailleurs, le 16 juillet 2019, l'Anses a publié les résultats de son expertise relative aux particules de l’air ambiant extérieur (avis et trois rapports). Elle a notamment recommandé de cibler en priorité trois indicateurs particulaires actuellement non réglementés (PM0,1, carbone suie et carbone organique) et a incité à la mise en place d'une surveillance pérenne de ces polluants "émergents".
Le lancement de la mesure des PM0,1 en Ile-de-France va donc dans le sens de ces recommandations de l'Anses. Voir communiqué et dossier d'information d'Airparif.