Publication, le 7 juin 2019, dans la revue internationale Science, d'un article sur une étude concernant le méthane (CH4) menée sous la direction de l'Institut National de la Recherche sur l'Eau et l'Atmosphère (NIWA) (Nouvelle-Zélande).

Les auteurs montrent que dès 2007, les concentrations atmosphériques de CH4 ont commencé à augmenter après une période de stabilisation observée depuis 2000. Les chercheurs ont ensuite observé une nouvelle forte hausse à partir de 2014. En effet, entre 2014 et fin 2018, le rythme de croissance des concentrations de CH4 dans l'atmosphère (9,7 parties par milliard [ppb] par an en moyenne) a presque doublé par rapport à celui observé entre 2007 et 2014 (5,7 ppb/an). Si cette tendance à la hausse se poursuit sans être maîtrisée, les réductions des émissions de CO2 et d'autres gaz à effet de serre devront être plus importantes afin de respecter les objectifs de l'Accord de Paris (articles 2 et 4).
Selon le dernier Bulletin annuel sur les GES (GHG Bulletin) de l'Organisation Météorologique Mondiale (OMM), publié le 22 novembre 2018, le CH4 est le deuxième contributeur au forçage radiatif total des GES (à hauteur de 17% en 2017), après le CO2 (66%) et avant le N2O (6%). En 2017, les concentrations moyennes mondiales de CH4 dans l'atmosphère ont atteint les niveaux les plus élevés jamais enregistrés depuis l'époque pré-industrielle (1750) : 1 859 ppb, soit +157% depuis 1750 (722 ppb). 
Le PRG [pouvoir de réchauffement global] sur 100 ans du CH4 est de 28 [c'est-à-dire qu'une tonne de CH4 émise équivaut à 28 t CO2 émises] et sur 20 ans de 84 [1t CH4 = 84 t CO2] (valeurs 2013 du GIEC). La durée de vie dans l’atmosphère du CH4 est de 12,4 ans (source : GIEC, AR5, vol 1, chapitre 8, tableau 8.A.1).
Le CH4 est un forceur climatique à courte durée de vie, comme le carbone suie, l'ozone troposphérique et certaines espèces de HFC, notamment le HFC-134a, principal HFC émis, et le HFC-1234yf.
Par ailleurs, le CH4 est un des quatre polluants primaires (appelés précurseurs) de l'ozone troposphérique avec les oxydes d'azote (NOx), les composés organiques volatils non méthaniques (COVNM) et le monoxyde de carbone (CO).
Les résultats de cette nouvelle étude rejoignent ceux d'une étude sur les tendances mondiales des émissions de CH4 publiée le 30 octobre 2018 par le Centre commun de recherche (CCR ou JRC en anglais) de la Commission européenne
Voir étude du NIWA et celle du CCR.