Publication, le 27 mai 2019, d'une étude réalisée par l'Insee (collection Insee Analyses) sur le lien entre la pollution de l'air résultant des émissions de polluants du trafic routier et les admissions aux urgences pour maladies respiratoires.

L'Insee souligne que la pollution de l’air issue du trafic routier affecte la santé respiratoire des populations urbaines à très court terme. Les perturbations dans les transports en commun urbains un jour de grève permettent d’isoler des variations de pollution de l’air attribuables au trafic routier. En cas de perturbation des transports en commun, une partie de la population se tourne vers le transport automobile : les temps de parcours sont alors plus longs, et la pollution de l’air augmente. Le jour de la perturbation, les concentrations en monoxyde de carbone sont plus élevées. En conséquence, les admissions aux urgences pour affections aiguës des voies respiratoires supérieures (pharyngite, laryngite, etc.) sont significativement plus nombreuses (+ 0,3 admission par million d’habitants, par rapport à un niveau moyen de 0,8 admission par million d’habitants un jour "standard"). Les jours suivants, les concentrations en particules fines (PM10 et PM2,5) dans l’air augmentent, ainsi que les admissions aux urgences pour anomalies de la respiration (+ 0,2 admission par million d’habitants). L'Insee conclut que le constat d’une hausse des admissions de certaines pathologies respiratoires confirme le rôle néfaste, à court terme, de la pollution de l’air sur la santé respiratoire. Voir étude.