L'association agréée pour la surveillance de la qualité de l'air en Ile-de-France, AIRPARIF, a publié le bilan de la qualité de l'air 2018 en Ile-de-France. Le bilan souligne que si, sur l’ensemble de l’année, la baisse des niveaux moyens observée depuis plusieurs années se poursuit à l’exception de l’ozone (O3), les concentrations restent néanmoins problématiques au regard des réglementations pour cinq polluants : PM10, PM2,5, NO2, O3 et benzène. Voir communiqué d'AIRPARIF. Le bilan intégral n'est pas encore disponible (voir rubrique Publications).

Pour le NO2, la baisse des niveaux dans l'agglomération parisienne est confirmée. Pourtant, à proximité du trafic et sur les axes les plus chargés (Boulevard périphérique, Autoroute A1, ...), les niveaux en NO2 sont toujours en moyenne deux fois supérieurs à la valeur limite annuelle (40 µg/m3). En 2018, près d’un million de Franciliens sont potentiellement exposés au dépassement de ce seuil, dont près de un Parisien sur trois.
Pour les PM10, malgré une tendance à l’amélioration ces dernières années, les valeurs limites journalières (50 µg/m3 à ne pas dépasser plus de 35 jours par an) et annuelles (40 µg/m3) pour les particules PM10 sont toujours dépassées à proximité du trafic routier. Ainsi, environ 100 000 habitants de l'agglomération près des grands axes de circulation sont potentiellement concernés par un dépassement de la valeur limite journalière.
Quant à l'O3, l’année 2018 est marquée par plusieurs épisodes de pollution liés aux conditions caniculaires survenues durant la période estivale. Onze journées de dépassement du seuil d’information (180 µg/m3 en moyenne horaire) en O3 ont été enregistrées entre juillet et août 2018. C’est le nombre de dépassements pour l’ozone le plus élevé depuis 2003.