Le Gouvernement français a dépose auprès de l'OMI (Organisation maritime mondiale) une proposition de régulation de la vitesse des navires au niveau mondial élaboré en collaboration avec les armateurs français. Cette initiative s'inscrit dans le cadre de la stratégie initiale pour la réduction des gaz à effet de serre des navires, adoptée en avril 2018 par le Comité pour la protection du milieu marin (MEPC, organe technique de l'OMI) et activement promue par la France. La proposition de la France devrait être examinée par le MEPC lors de sa 74e session (13-17 mai 2019). Voir communiqué du MTES. Voir aussi les pages du site de l'OMI consacrées à la lutte contre la pollution de l'air.

Le MTES souligne que la régulation de la vitesse (concept connu sous le nom anglais de "slow steaming") constitue une mesure très efficace pour réduire les émissions des navires au plus vite. La vitesse a en effet un impact fort sur la consommation : un pétrolier réduisant par exemple sa vitesse de 12 nœuds à 11 nœuds réduit sa consommation de 18 % et de 30% à 10 nœuds. En outre, cette action ne nécessite pas d’investissement technologique coûteux et elle peut être contrôlée par des moyens existants (source : communiqué du MTES du 4 avril 2019). 
Une autre proposition pour réguler la vitesse des navires a déjà été déposée auprès du MEPC en août 2018 par l'ONG internationale Coalition pour le transport maritime propre (Clean Shipping Coalition). Voir étude de la CSC sur la réduction de la vitesse des navires publiée en 2012 : plaquette et rapport intégral.