Plusieurs régions de France (notamment Ile-de-France mais aussi Hauts de France, Normandie et Auvergne-Rhône-Alpes) sont touchées par un épisode de pollution aux PM10 où les concentrations mesurées par les associations agréées de surveillance de la qualité de l'air (AASQA), ont dépassé le seuil d'information (50 µg/m3, moyenne sur 24h). Voir avis de la Fédération Atmo France et fiche sur les PM10 sur notre site.

Le 21 février 2019, une concentration journalière maximale de 76 µg/m3 (donc proche du seuil d'alerte qui est de 80 µg/m3, moyenne sur 24h) a été relevée par AIRPARIF en Ile-de-France (localisation exacte non précisée). Le 22 février 2019, AIRPARIF a relevé une concentration journalière maximale de 73 µg/m3.
Les niveaux enregistrés sont essentiellement liés aux conditions anticycloniques (absence de vent et phénomène d'inversion de température marquée et très basse du fait des fortes amplitudes thermiques le matin et le soir) qui ont favorisé la stagnation et l’accumulation des PM10 dans la basse couche de l'atmosphère. Celles-ci ont été émises localement en large proportion par le trafic routier, et dans une moindre proportion, par le chauffage domestique (combustion du bois), plus important en cette période hivernale. Selon les prévisions d'AIRPARIF pour la journée du 27 février en Ile-de-France, les concentrations de PM10 devraient être comprises entre 50 et 60 µg/m3.
Compte tenu de cette situation, des mesures d’urgence visant à la fois les sources fixes et mobiles ont été mises en place à Paris et dans d'autres grandes villes.
Voir carte des épisodes de pollution par jour (site LCSQA).