Alors que les observateurs de la société civile à Katowice et ailleurs attendent les dernières composantes du projet d'accord final, il semblerait qu'il y ait eu convergence sur deux grandes questions qui ont posé problème jusque-là dans les négociations : la différenciation et le financement, ce qui facilitera incontestablement la conclusion d'un accord final dans les heures qui viennent. Toutefois, les règles sur la comptabilisation du soutien financier déjà fourni (le financement ex post, cf. article 9.7) n'ont toujours pas fait l'objet d'une nouvelle version du projet de décision et ce, alors  que ce volet des négociations avait atteint le stade le plus avancé dans la session de Bangkok (4-9 septembre 2018). 

Les autres points de divergence restants sont les mécanismes de flexibilité (article 6), et notamment le sort du mécanisme pour le développement propre (MDP du Protocole de Kyoto) et le message politique à faire passer sur le rehaussement du niveau d'ambition sur la base des résultats du Dialogue de Talanoa.

Sur l'article 6, la divergence de points de vue, entre le Brésil et les pays européens et les pays vulnérables (les plus exposés aux impacts du changement climatique) est notamment focalisée sur une question clé :
comment le nouveau mécanisme de réduction des émissions (article 6.4) va-t-il s'articuler avec les crédits d'émission existants issus du MDP ? Les URCE (unités de réduction certifiées des émissions) devraient-elles rester valides dans le nouveau dispositif ? Si oui, cela pourrait compromettre l’ambition des NDC (intégrité environnementale).
A noter toutefois que le volet des négociations sur l'article 6 était en 2e place des volets les plus avancés à Bangkok après celui sur l'article 9.7.
Sources : Blog de Climate Change News et CITEPA, Fiche de Synthèse sur la session de Bangkok.