Les temps forts de la journée d'hier (5 décembre) :
COP : partie technique du bilan de la mise en œuvre et du niveau d’ambition pré-2020 (voir actu d'hier). La Présidence de la COP-24 a démarré des réunions avec les chefs de délégation pour discuter de la décision qui sera issue de ce bilan (décision 1/CP.24).
• poursuite des consultations informelles sur la finalisation des règles de mise en oeuvre de l'Accord de Paris au sein des trois organes qui en ont la charge (APA, SBSTA et SBI).

APA : contributions nationales (article 4), communication sur l'adaptation (article 7), cadre de transparence renforcée (article 13), bilan mondial (article 14), comité de mise en oeuvre et du respect des dispositions de l'Accord de Paris (article 15), questions supplémentaires.
SBSTA : modalités de comptabilisation des ressources financières fournies (financement ex post) (article 9.7) et mécanismes de flexibilité (article 6.2, 6.4 et 6.8)
SBI : calendriers communs (article 4.10), registre public (article 4.12), financement ex ante (article 9.5).
Les consultations informelles ont conduit à la publication dans la nuit de nouvelles versions de projets de texte de décision sur le cadre de transparence renforcée (art. 13) et le fonds d'adaptation (du Protocole de Kyoto et qui servira pour la mise en oeuvre de l'Accord de Paris).
Voir bulletin d'IISD qui revient en détail sur la journée d'hier. 

Partie technique du bilan de la mise en œuvre et du niveau d’ambition pré-2020

Plusieurs pays en développement ont exprimé leur regret que l’Amendement de Doha au Protocole de Kyoto ne soit pas encore entré en vigueur, exhortant les Parties à ne pas transférer l'effort de réduction des émissions sur la période post-2020. Le Brésil et la Chine ont exprimé des inquiétudes quant aux lacunes dans le soutien pendant la période pré-2020 (soutien financier surtout mais aussi renforcement des capacités et transfert de technologies).

Règles de mise en oeuvre de l'Accord de Paris
Ci-après, quelques points saillants des négociations d'hier :
SBI :
informations à communiquer sur les projections de finncement (transparence des financements ex ante, article 9.5) : les Parties ont convenu de chercher un équilibre entre le débat d’un texte du projet de décision sur les informations à fournir et un débat sur les questions relatives aux modalités, c'est-à-dire un processus pour fournir ces informations.
Concernant le texte du projet de décision, les Parties ont exprimé des points de vue divergents sur les paragraphes relatifs à la communication de l’information, à la mise à disposition de ressources financières appropriées et prévisibles, et au calendrier des premières communications biennales.
Concernant un éventuel processus, des pays développés ont indiqué leur préférence pour un débat sur les éléments nécessaires pour opérationnaliser le paragraphe 5 de l’article 9 uniquement, tels que la disponibilité de l’information ou les échéances des premières communications. Ils n’ont pas été d’accord avec les suggestions des pays en développement visant à inclure des calendriers communs, un réexamen ou un rôle pour le Comité permanent pour le financement (organe de la CCNUCC).

APA :
NDC : les Parties ont poursuivi leur échange de points de vue sur la comptabilisation, l'impératif d'éviter le double comptage, l’intégrité environnementale, la définition des résultats en termes d’atténuation, et les liens entre ces différentes questions.
questions supplémentaires : sur la définition d’un nouvel objectif quantifié de financement collectif pour la période post-2025 (cf. § 53 de la décision 1/CP.21), les points de vue exprimés par les pays en développement (PED) et développés ont divergé sur la question d’indiquer ou non un point de départ pour le processus pour fixer un tel objectif. Les PED ont souligné l’impératif de clarté, de prévisibilité, de progressivité et d’un processus collectif. Les pays développés ont déclaré qu’un tel processus dépasse le mandat du programme de travail de l'Accord de Paris et qu’il est donc prématuré d’en discuter à la COP-24, ce qu'ils ont déjà fait savoir aux sessions de Bonn (mai 2018) et de Bangkok (septembre 2018).

(Source : bulletin d'IISD n°5, 6 décembre 2018).