- Partie technique du bilan de l'ambition et de l'action pré-2020,
- dailogue ouvert mené par la Présidence polonaise entre les Parties et les acteurs non-étatiques. Voir programme du jour détaillé.

Conformément à la décision 1/CP.23 (adoptée à la COP-23), les Parties doivent réaliser à la COP-24 un bilan (stocktake) de l'action et de l'ambition pré-2020 (la mise en oeuvre de l'Accord de Paris démarre en 2020). Ce sujet était un pierre d'achoppement majeur à la COP-23 et c'est la Présidence fidjienne de la COP-23 qui a proposé, dans la dernière ligne droite des négociations de la COP-23, la réalisation de ce bilan en guise de compromis entre la position des pays industrialisés et celle des pays en développement (PED). Il est très attendu par les PED qui comptent sur des efforts accrus des pays industrialisés, tant en termes de réductions d'émissions de GES sur la période pré-2020, que sur la concrétisation de leur engagement à leur fournir 100 milliards de $ par an d'ici 2020 pour les aider à mettre en œuvre des actions climat.
Voir les engagements de réduction 2020 pris à Copenhague et à Cancún par les pays industrialisés (Parties dites à l'annexe I). Ces engagements n'ont pas été révisés depuis 2010 (sauf ceux du Japon et de la Nouvelle-Zélande). Voir données d'émissions de GES (1990-2016) des pays industrialisés (Parties à l'annexe I).

L'amendement de Doha (2012) au Protocole de Kyoto établit la 2e période d’engagement (2013-2020) pour 38 Parties pays industrialisés. A deux ans de la fin de la période, l'amendement n'est toujours pas entré en vigueur car Il faut 144 ratifications, seules 122 Parties l'avaient ratifié au 4 déc 2018. Ainsi, il manque encore 22, dont trois des 38 Parties ayant souscrit à des engagements de réduction : Belarus, Kazakhstan, Ukraine. L’UE a tardé à le ratifier, la Pologne - Président de la COP-24 - ayant été le dernier Etat membre à le ratifier (le 28 septembre 2018). Voir état de ratification de l'amendement de Doha.

il reste toujours possible que la 2e période d'engagement du régime du Protocole de Kyoto se termine sans jamais être entrée en vigueur et donc sans avoir été contraignante. En effet, tant que l'amendement de Doha n'entre pas en vigueur, les 38 Parties qui participent à la 2e période d'engagement, et qui, à ce titre, ont souscrit à des engagements chiffrés de réduction, ne sont pas juridiquement contraintes de les respecter. Enfin, même si l'amendement de Doha entrait en vigueur, les 38 Parties ayant souscrit à des engagements de réduction ne représentent qu'une faible part des émissions mondiales de GES (environ 12% - Source : JRC/PBL) alors que la 1ère période d'engagement a couvert environ 50% des émissions mondiales de GES en 1990 (Source : The Climate Group). De ce fait, la 2e période d'engagement du Protocole de Kyoto n'aura qu'un impact très limité sur la réduction des émissions mondiales de GES d'ici 2020 du fait du faible nombre de pays qui y participent, ces pays représentant une minorité de Parties à la CCNUCC.

Hier l'Agence Internationale de l'Energie (AIE) a publié un communiqué présentant leurs estimations d'émissions de CO2 pour 2018. Ainsi, selon l'AIE, les émissions de CO2 liées à l'énergie de l'Amérique du Nord, de l'Europe et d'autres économies émergentes dans la région Asie-Pacifique devraient augmenter d'environ 0,5% en 2018. Les données définitives seront publiées en mars 2019.