Les mesures primaires sont des mesures permettant la réduction des émissions de SO2 à la source contrairement aux mesures secondaires qui permettent de traiter les polluants déjà émis et présents dans les effluents gazeux.

Teneur en soufre des combustibles

L'utilisation d'un combustible peu ou pas soufré peut permettre de limiter fortement les émissions de SO2. Ainsi, la substitution du charbon par du gaz naturel permet une réduction des émissions de SO2 de plus de 99%.

Le tableau suivant présente les concentrations de SO2 dans les fumées, en l'absence de désulfuration, par type de combustible.

IV.3.3 Tableau teneur soufre

Combustion en lit fluidisé désulfurant

Cette technique de combustion consiste à faire passer l'air nécessaire à la combustion au travers d'une couche de combustible solide. Ce lit peut être fixe, dense, bouillonnant ou circulant.

Afin de réduire la formation de dioxyde de soufre, un réactif alcalin est ajouté au combustible.

La combustion opère à température contrôlée en présence de l'adsorbant. Les réactifs les plus utilisés sont la chaux vive, la chaux éteinte et le calcaire.

Selon le combustible utilisé, la réaction d'adsorption nécessite un rapport Ca/S compris entre 1,5 et 7. Les sous-produits de cette réaction, des sulfates et des sulfites de calcium, ainsi que d'autres impuretés, sont extraits du lit. Ils sont généralement peu valorisables.

Dans des conditions idéales, cette technique permet d'atteindre un flux de désulfuration supérieur à 90 % avec des lits circulants et un rapport Ca/S supérieur à 2.

La combustion en lit fluidisé permet également de réduire la formation des oxydes d'azote. Néanmoins cette technique peut entraîner une augmentation des émissions de protoxyde d'azote, gaz à effet de serre puissant.