Dans le cadre de son expertise dans la réalisation des inventaires d'émissions nationaux selon les règles onusiennes, le CITEPA est habilité à réaliser des audits (ou revues internationales) des inventaires d'émissions de polluants réalisés par les Etats membres ou d'autres pays dans le cadre des travaux de la Commission Economique pour l'Europe des Nations Unies (CEE-NU) et des inventaires d'émissions de gaz à effet de serre (GES) réalisés par les Parties à la Convention Cadre des Nations Unies sur les Changements Climatiques (CCNUCC). Trois ingénieurs du CITEPA disposent de l'habilitation des Nations Unies pour les audits d'inventaires de GES.

Le CITEPA essaime son expertise en matière de mise en place de systèmes d'inventaires des émissions intégrés polluants et gaz à effet de serre. Il soutient des pays à se mettre en capacité pour la mise en place d'un système d'inventaires des émissions efficace, pour lequel les ressources peuvent être optimisées. En 2013 et 2014, le CITEPA a travaillé, par exemple, pour la Serbie dans le cadre d'un jumelage France/Serbie mais aussi pour la Colombie, suite à un appel à projets et à des démarches spécifiques réalisées dans ce pays. Un travail de mise en place d'un système d'inventaire des émissions intégré avec le Mexique a également commencé en 2014.

De nombreux pays hors annexe I souhaitent s'inscrire dans des démarches de progrès de manière volontaire, pour un processus d'atténuation des émissions de GES et de mise en place d'actions nationales de réduction (NAMA). Le CITEPA répond à de telles demandes. Ainsi le CITEPA vient de terminer une mission en Tunisie à la demande de l'Agence Allemande de Coopération Internationale (GIZ ou Deutsche Gesellschaft für Internationale Zusammenarbeit) pour établir un diagnostic complet du système d'inventaires de GES de ce pays et de son système MRV (Monitoring, Reporting, Vérification). Une nouvelle mission consiste aujourd'hui, à assister la Tunisie à améliorer son système d'inventaires et auditer quelques NAMA.

Le CITEPA participe à des consortiums internationaux ou en monte lui-même pour répondre à des appels d'offres internationaux émanant de la Commission européenne, de la Banque mondiale ou du Programme des Nations Unies pour l'Environnement (PNUE). II peut ainsi faire part de son expertise sur certains sujets dans les pays étrangers pour les instances administratives notamment mais aussi pour des industriels. En la matière, les sujets peuvent être très divers : pré-études techno-économiques pour la mise en place de réglementation, des projections d'émissions...